Corail King, l’artiste qui tisse sa vie et sa culture dans ses dessins

 

Doté d’un physique de guerrier bantou, il se lance à l’assaut de la reconstitution de l’histoire de son continent. Avec fierté, il raconte son histoire et surtout le parcours effectué pour devenir le graphiste au style dit « analphabète » qu’il est devenu.

 

Agé tout juste de 22 ans et originaire du nord du Gabon, Corail King, de son vrai nom Ibrahim  est un livre remplie d’histoires et d’aventures dignes d’une épopée africaine. Pour ce talentueux graphiste, l’art est son second souffle. Il confie avoir tout abandonné pour exprimer sa vie, sa culture, ses combats notamment celui pour la sauvegarde de l’environnement. 

 

L’artiste dit avoir abandonné la monotonie de la bande dessinée pour proposer des dessins fidèles à son style et à son engagement envers sa communauté.

 

Engagé dans la protection de l’environnement et notamment des animaux mais également dans la promotion du talent et  de la richesse africaine, Corail a prit part à de nombreux concours pour lesquels, il a remporté quasiment tous les prix.

 

Lauréat  du concours  sur la « protection des eaux » organisé par la SEEG en 2005, il manque d’aller se perfectionner dans une école d’art à Nantes, sur ordre de sa mère et à cause de son jeune âge. Il obtient tout de même une consolation qui l’amène à l’école d’art de Gino, au Cameroun.

 

Moins d’une année plus tard, il perd sa génitrice. Malgré la solitude et grâce au moral d’acier qu’il s’est forgé au fil des épreuves, il remporte de nouveau un prix, celui du concours « keep Looking » et « Look Again », au Cameroun.En 2016, il s’accorde encore la place de  premier au concours dédié à la promotion de l’entrepreneuriat et s’en tire avec le prix MICROSOFT.

 

A la question de savoir d’où lui vient son esprit de challengeur et de vainqueur, il répond que son passé dont il n’aime pas beaucoup parler est sa première source de motivation, la soif de sauvegarder les valeurs et les richesses artistiques de l’Afrique, en sa qualité de « gardien du corps de garde », sont autant d’ingrédients qui rythment son combat dont sa principale arme est son crayon.

 

Au-delà de la volonté, des épreuves, des challenges et des multiples concours qu’il s’engage à toujours remporter, Corail King déplore tout de même l’absence de communication efficiente sur les initiatives et opportunités, mais également le manque d’infrastructures pour la professionnalisation et l’accompagnement des acteurs de l’industrie gabonais de l’art.  

 

De fil en aiguille, Corail King ne cesse d’avancer sur le chemin qui mène à la réalisation de ses rêves, les ficelle de ce tissage se remarquent d’ailleurs sur toutes ses œuvres. En terme de projets, il souhaite transmettre son talent aux plus jeunes en créant une école d’art ainsi que plusieurs produits dérivés.

 

En attendant, le jeune gabonais s’accroche à sa foi et à la reconnaissance de ses efforts.

 

Contact : https://www.facebook.com/corailking.ibrahim?fref=ts

 

 

 

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