Côte d’Ivoire: la Banque mondiale préconise plus d'intérêt aux TIC pour doper la croissance nationale

La Banque mondiale a présenté son 6ème rapport économique sur la Côte d'Ivoire intitulé, « Aux Portes du Paradis - Comment la Côte d'Ivoire peut rattraper son retard technologique», le 8 février 2018. 
Dans le document de 64 pages, l’institution internationale insiste sur la nécessité d’améliorer l’accès des populations et des entreprises aux services télécoms et de promouvoir une plus grande adoption des technologies de l’information et de la communication pour booster la croissance nationale.
Dans le rapport réalisé par Jacques Morisset, coordonnateur sectoriel macro-économie de la Banque mondiale pour la Côte d'Ivoire, le Togo, le Burkina Faso et le Bénin, il ressort que malgré le développement de l’usage du téléphone portable sur presque tout l’ensemble du territoire et la finalisation proche de la couverture en fibre optique du pays, les entreprises ivoiriennes restent en retrait dans l’usage des nouvelles technologies. 
« Uniquement 18% d’entre elles utilisent leur propre site web contre 33% dans le reste de l’Afrique. », la moitié a recours à des messages électroniques pour interagir avec leurs fournisseurs/clients contre plus de 60% dans le reste de l’Afrique et même plus de 70% dans le monde, indique le rapport. 
Pour la Banque mondiale, « les barrières à l’usage des outils TIC par les entreprises ivoiriennes sont nombreuses, en particulier pour les PME, mais la principale est certainement liée au rapport qualité-prix de ces services ». Elle précise que « parce qu’une comparaison internationale peut être trompeuse car le prix peut varier suivant la taille du marché et le développement de l’infrastructure, il suffit de souligner que le prix moyen d’une minute de conversation téléphonique sur un portable est 3 fois plus cher en Côte d’Ivoire qu’au Ghana et que le prix d’un abonnement à l’Internet y est environ 1,5 fois plus cher »
« Au-delà de réduire les coûts d’usage, les opérateurs économiques sont encouragés à utiliser davantage d‘outils virtuels s’ils peuvent en tirer des bénéfices supplémentaires. Le marché des applications est en train d’exploser en Afrique, et les téléphones mobiles servent de plus en plus de comptes en banque, d’achats en ligne, d’outils pédagogiques, de GPS, etc. Toutes ces nouvelles utilisations offrent des perspectives nouvelles pour de nombreux opérateurs en Côte d’Ivoire car elles réduisent non seulement leurs coûts de transport, mais aussi d’information et de transactions.», souligne le document.
Agenceecofin

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