La Côte d’Ivoire veut améliorer sa transformation locale de cacao de ‘’33 à 50%‘’ à l’horizon 2020 (PM)

La troisième édition des Journées nationales du cacao et du chocolat (JNCC) s’est ouverte, samedi, à Abidjan en présence du Premier ministre Daniel Kablan Duncan autour du thème ‘’agir ensemble pour relever les défis nouveaux de la filière cacao’’, a constaté APA sur place dans la capitale économique ivoirienne. Dans son allocution M. Duncan également ministre de l’économie et des finances a exprimé la ‘’reconnaissance’’ de l’Etat à tous les acteurs de la chaîne de valeur de cacao qui permettent à la Côte d’Ivoire de maintenir son rang de premier producteur mondial avec plus de 40% de la production. ‘’Les acteurs de ce succès méritent la reconnaissance du gouvernement’’, a-t-il fait observer. Dans le même élan, Daniel Kablan Duncan a souligné les efforts consentis par le gouvernement dans le cadre de la réforme de la filière café-cacao amorcée en 2011. Selon lui, la Côte d’Ivoire ambitionne de faire passer de ‘’33% à 50% au minimum le taux de transformation locale de cacao’’. La Côte d’Ivoire est devenue le ‘’premier broyeur mondial’’ de cacao avec plus de 560 000 tonnes devant plusieurs grandes puissances dont les Pay-Bas, l’Allemagne, les Etats Unis, la France et l’Espagne. Auparavant, le ministre de l’agriculture et développement rural, Mamadou Sangafowa Coulibaly a mis en exergue les défis qui restent à relever pour améliorer la part du marché de la Côte d’Ivoire afin que le pays reste compétitif. Il s’agit notamment de la transformation locale qui est en ce moment à un taux de 33%, mais également du développement durable avec des vergers et l’approche ‘’cacao ami de la forêt’’. En outre, cette cérémonie officielle d’ouverture a été marquée par la distinction des pionniers de la filière, des meilleurs producteurs et meilleures sociétés coopératives ainsi que le lancement du label ‘’cacao ivoire’’. ‘’La campagne qui s’achève a été très difficile pour nous. Nos plantations ont subi les effets de la sécheresse et l’invasion des chenilles’’ a déclaré le porte-parole des récipiendaires, Drissa Toh de la région de Duékoué (extrême ouest). Pour ces difficultés, les producteurs ont bénéficié de la ‘’réaction du Conseil café-caco’’, a-t-il ajouté en se félicitant des résultats de la réforme entreprise par le gouvernement. Cette réforme permet aujourd’hui de fixer à 1100 FCFA le prix du kilogramme du cacao bord champ pour la campagne de commercialisation 2016-2017, contre 1000 FCFA pour la campagne dernière. Des panels sont également au menu de cette troisième édition des JNCC. Le thème central est subdivisé en quatre axes. Le premier axe sera consacré au ‘’changement climatique, une réelle menace pour une cacaoculture durable’’, quand le deuxième traitera de ‘’la sécurisation des transactions dans la chaîne de commercialisation du café cacao’’. Le troisième axe parle du développement et la consommation du label « cacao ivoire », et enfin le quatrième panel évoquera ‘’la chaîne des valeurs du cacao et autonomisation des femmes’’. A l’initiative du Conseil café-caco dirigé par Massandjé Touré-Litsé, cette édition enregistre la participation exceptionnelle du syndicat du chocolat. Les officiels ont procédé à une visite guidée des stands et des points de dégustation des produits dérivés du cacao. Pendant trois jours, plus de 10 000 participants à ces journées. La journée nationale du cacao et du chocolat a été instaurée en 2013 et est célébrée en début de chaque campagne à travers des manifestations. En Côte d’Ivoire, plus de sept millions de personnes vivent directement ou indirectement de la filière cacao qui contribue à hauteur de près de 20% au Produit intérieur brut (PIB) du pays.  APA

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