Le Français Peugeot va lancer sa première usine de production de voitures « made in Algeria », dès 2018

 Le groupe français Peugeot PSA vient de signer une joint-venture avec trois partenaires algériens pour le lancement d'une usine de production de voitures destinées au marché algérien, a-t-on appris ce dimanche. 

Les premiers véhicules sortiront dès 2018, d'une première usine installée dans la banlieue d'Oran, à 400 km à l'Ouest d'Alger. 

Selon le constructeur, la signature de cet accord, fruit de deux années de négociations, devrait permettre de produire  d’ici cinq ans, 75 000 véhicules Peugeot, avec un taux d'intégration partielle, c'est-à-dire une bonne partie des pièces seront fabriquées en Algérie. Ceci en ligne avec l’orientation d’Alger de promouvoir le «made in Algeria» dans le secteur automobile. 

L’usine d’Oran qui démarrera progressivement en 2018, avant d’être complètement opérationnelle à partir de 2019, devrait générer dans un premier temps, plus de 1 000 emplois directs. 

Le portefeuille de la nouvelle coentreprise de 100 millions d’euros (117 millions $), est détenu à 49% par PSA.  Les 51% restants sont répartis entre trois sociétés algériennes, conformément à la loi dans le secteur des investissements, selon laquelle les entreprises étrangères ne peuvent investir en Algérie sans être associées avec un ou plusieurs partenaires locaux majoritaires. Les partenaires algériens sont Condor Electronics (15,5%), Palpa Pro (15,5%), et l'Entreprise Nationale de Production de Machines-Outils (PMO) (20%). 

L’engouement des constructeurs automobiles pour le marché maghrébin semble prendre de l’ampleur dans un contexte où ces pays ont amorcé une transformation profonde de la structure de leur économie, toujours fortement tributaire des matières premières.

Bien que le secteur ne soit pas actuellement au beau fixe en Algérie, il constitue une priorité pour les dirigeants, soucieux de diminuer leur dépendance vis-à-vis du pétrole qui représente 95% des sources de devises. La politique visant à promouvoir l’assemblage sur place des véhicules avec un fort taux d’intégration, répond à l’engagement des autorités de réduire leur dépendance de l’extérieur, et redresser la balance commerciale qui ne cesse de se détériorer depuis la chute des prix du brut, fin 2014. 

Depuis 2012, plusieurs groupes automobiles notamment le Français Renault, le Sud-coréen Hyundai, et l’Allemand Volkswagen, ont pris quartier respectivement à Oran, Tiaret et Relizane. 

Agenceecofin

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