Maurice et la Côte d'Ivoire signent un accord de protection des investissements

Bien que géographiquement très éloignées, la Côte d'Ivoire et l'île Maurice multiplient des échanges pour une mise en commun de leurs atouts économiques. Après la signature d'un accord de protection des investissements, une délégation ivoirienne se trouvait dans l'île la semaine dernière à la recherche d'investisseurs. Le savoir-faire mauricien dans les secteurs des TIC, du tourisme et de la gestion d'espaces logistiques intéresse les promoteurs du VITIB, le Village des Technologies de l'Information et la Biotechnologie à Grand Bassam.

 

Maurice considère en priorité une participation au développement du parc informatique de Grand Bassam, fondée sur le modèle de sa Cybercité, créée il y a 12 ans.

C'est la première proposition faite à la délégation ivoirienne par Yash Manick, le directeur du Mauritius Africa Fund : « D'une part, on essaie de mettre en place un pont d'échanges entre le Business Parks of Mauritius (NDLR qui gère la Cybercité d'Ebène) et le VITIB (Village des Technologies de l'Information et de la Biotechnologie), de l'autre, il y a ce projet de mise en place d'une cybertour dans le VITIB. C'est un projet qu'on considère sérieusement au Mauritius Africa Fund. L'étude de faisabilité doit être lancé incessamment »


Les promoteurs ivoiriens voient cependant une plus large présence mauricienne dans le développement de la nouvelle ville à Grand Bassam. Philippe Pando directeur général du VITIB : « Nous savons qu'il y a une certaine qualité d'investissement et de fonds disponibles à Maurice. Pour ce qui est des activités industrielles, les zones franches nous intéressent, de même que l'expertise en matière de gestion d'entrepôts et d'espaces logistiques, cela nous intéresse. » 
 
Pour le directeur du VITIB s'il est un secteur où Maurice peut faire valoir son label, c'est l'hôtellerie : « L'ile Maurice, ça ne se raconte plus. C'est une carte postale. Elle est très connue en matière d'hôtellerie à travers le monde entier. On pense trouver ici des expertises pour les besoins en hôtellerie que nous avons à Grand Bassam. C'est une ville très touristique qui a l'avantage d'être traversée par un réseau lagunaire très beau que les expertises trouvées à Maurice pourraient transformer en une série de projets hôteliers. »
 


Mais les investisseurs mauriciens dans le tourisme sont de nature prudente. En revanche la société Sarako, qui a lancé, il y a deux ans, la première ferme photovoltaïque de Maurice, considère une expansion en Afrique. S'implanter en Côte d'Ivoire ? Pourquoi pas répond son directeur général, Shyam Seetaram :
« La Côte d'Ivoire est un pays stable quand on considère sa croissance. Nous sommes très intéressés pour nous y implanter,  pour un début en Afrique avec une production de 35 à 40 mégawatt. Je pense que nous irons faire un tour là-bas et faire une étude. »
 


La Côte d'Ivoire propose aux entreprises éligibles un régime économique spécial : pas d'impôts corporatifs, ni de frais de douane et de TVA. Port-Louis et Abidjan ont aussi signé un accord de protection des investissements et négocient en ce moment un accord de non-double imposition.

 

rfi.fr

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