Rwanda: Les « Fonds de Croissance des Exportations » deviennent plus accessibles aux «Start-Up» et «PME».

Le Gouvernement a revu les conditions de recevabilité au financement provenant de son « Fonds de Croissance des Exportation » pour permettre aux PME axées sur l’exportation, d’accéder aux marchés étrangers.

Les critères existants jusqu’ici étaient exagérés, en particulier pour les start-up, qui, selon les experts, ont le plus besoin de soutien.

L’un de ces critères est l’obligation pour les entreprises d’avoir préalablement exporté 40% de leurs produits, afin d’être bénéficiare au financement. Dans le dernier développement, le Gouvernement a supprimé cette exigence, créant plus d’opportunités pour les start-up.

La décision de revoir le système d’attribution au « Fonds de Croissance des Exportations » est l’une des 13 résolutions adoptées lors de la 15ième « Retraite Nationale du Leadership » (Umwiherero), qui s’est terminée la semaine dernière.

«Le Fonds de Croissance des Exportations vise à promouvoir les exportations en aidant les producteurs et les exportateurs locaux à élargir leur marché au-delà de nos frontières. En retour, cela réduit également l’écart de balance des paiements et c’est pourquoi nous pensions qu’il était idéal de revoir le Fonds pour le rendre accessible à plus de bénéficiaires », a déclaré hier à la presse Monsieur Uzziel Ndagijimana, le Ministre d’Etat chargé des Finances.

Madame Linda Ndungutse, la fondatrice de « Haute Baso », une marque de vêtements locale, a expliqué à New Times pourquoi la décision de révision est bonne pour les affaires.

« Il a été difficile pour les petites entreprises d’accéder à des fonds destinés à faciliter la croissance des exportations, car elle nécessitait plus de garanties que la plupart des start-up ne pouvaient pas avoir, ce qui a entravé leurs plans d’expansion », a déclaré Madame Ndugutse.

« Pour toute entreprise, afin d’accéder à la facilité de croissance des exportations, il fallait beaucoup d’argent et de garanties. Ce qui était vraiment difficile pour certains d’entre nous. Nous avons dû refuser un certain nombre de commandes de l’extérieur parce que nous n’avions pas les moyens », a-t-elle ajouté.

Madame Ndugutse a souligné que toute flexibilité en termes d’éligibilité au fonds serait très utile à la croissance de la production et, par conséquent, à la capacité d’exportation.

Le Ministre Ndagijimana espère que la révision des critères d’éligibilité aura un impact positif sur l’économie rwandaise.

« Nous avons encore un problème de balance commerciale et pour y remédier, nous avons créé ce fonds pour soutenir les exportateurs, avec une subvention pour identifier les marchés et accéder aux opportunités d’exportation dans les pays étrangers », a-t-il déclaré.

Avec cette révision, a ajouté le Ministre, « nous cherchons à étendre la couverture aux nouvelles start-up qui ont l’intention d’exporter afin qu’elles aient également accès au prêt subventionné pour les exportateurs, à condition qu’elles aient trouvé un marché hors du Rwanda ».

Madame Odette Uwamariya, Directrice du Cabinet du Premier Ministre, a déclaré que l’examen de la facilité de croissance des exportations est pratique pour un certain nombre de nouvelles entreprises axées sur l’exportation.

 

« Le rapport que nous avons, montre que le nombre d’exportateurs rwandais a triplé par rapport à l’année dernière. Mais il y avait des limites, en particulier pour les nouveaux entrants qui voulaient accéder à ce fonds », a-t-elle dit.

Le Fonds de Croissance des Exportations a été créé il y a deux ans et il est géré par la Banque de Développement du Rwanda (BRD).

Le Gouvernement alloue environ 1 milliard Rwf (1 million d’euros) chaque année au Fonds.

Panoractu

 


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