Côte d’Ivoire : Époux et partenaires dans une entreprise avicole (AgribusinessTV)

Hervé Domagni se promène dans un hangar rempli de milliers de poules. Il renverse des aliments contenus dans un seau métallique dans des mangeoires qui pendent du plafond. Les poules caquètent bruyamment tout en se bousculant pour se faire une place autour des mangeoires ou picorer les aliments en vrac qui sont éparpillés au sol.

M. Domagni et son épouse Ella Marcelle Néné gèrent avec brio une entreprise avicole à Agnibilékrou, à l’est de la Côte d’Ivoire, même si 300 kilomètres les séparent, car Mme Néné et leurs enfants résident à Abidjan.

Aucun d’eux n’a étudié l’agriculture. Ils ont aménagé leur ferme avicole après avoir exercé des métiers peu rentables en ville. Cependant, les deux sentaient qu’en conjuguant leurs compétences, ils pouvaient avoir un partenariat d’affaires solide. M. Domagni élève les poules dans le but d’accroître son troupeau, tandis que Mme Néné s’occupe du volet commercialisation. Elle recherche les clients et les marchés pour la vente des œufs.

M. Domagni a étudié la comptabilité et a géré une cabine téléphonique par la suite. Il déclare : « Moi, me concernant, au niveau de la gestion, il a fallu que je mette en application quelques notions que j’ai apprises au niveau de la comptabilité pour pouvoir canaliser ma gestion. » Sa femme s’occupe de la communication, à savoir : comment commercialiser les œufs et convaincre les gens d’en acheter.

Le précédent emploi de M. Domagni ne lui permettait pas de gagner suffisamment d’argent pour subvenir aux besoins de sa famille. Par conséquent, il est reparti à Agnibilékrou, sa ville natale, qui est située dans une zone d’élevage. Il déclare : « Pourquoi ne pas aller essayer l’élevage pour voir ce que ça pourrait me rapporter aussi. J’ai dit à ma femme, bon, je viens ici à Agnibilékrou pour essayer l’élevage et voilà comment je suis venu un matin et j’ai commencé. »

Il a commencé avec 20 poules, et s’est retrouvé avec 500 têtes. Actuellement il a 2 000 têtes, et a l’intention d’avoir une entreprise avicole de 30 000 volatiles.

Mme Néné affirme que le lancement de l’activité n’a pas été facile. Elle déclare : « Au début c’était difficile parce que je cherchais toujours à me mettre dans un emploi, à chercher du travail, donc, ça faisait que j’étais pas sur place. Et puis, bon, j’ai vu qu’au fil du temps, avec notre enfant, ça créait beaucoup de soucis. .…On a commencé à réfléchir ensemble comment faire pour pouvoir aussi rester stable en même temps et puis créer une activité pour pouvoir l’aider dans ce qu’il fait. Donc, c’est comme ça qu’on a mis sur pied cette activité-là. Il fait venir les œufs et puis moi je cherche les clients, les marchés pour pouvoir commercialiser. »

M. Domagni n’a aucune formation en aviculture, mais il a appris en observant ses collègues éleveurs. Il explique : « Quand ils font leur chauffage par exemple : je leur demande si je peux assister au chauffage parce que c’est le début. Quand tu prends les poussins au début, j’ai assisté au chauffage, j’ai vu comment est-ce qu’ils ont fait le chauffage, comment ça se passe jusqu’à ce que les poules entrent en ponte. »

Il ajoute que les moyens financiers posaient également problème au début, mais qu’après être passé de 20 à 2 000 poules pondeuses, les affaires marchent beaucoup mieux.

Cet article est inspiré d’une vidéo d’Agribusiness TV, intitulée : « Côte d’Ivoire : Epoux et associés dans l’aviculture ».

Farmradio.fm

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