La première ville énergétiquement passive se construit… au Burkina Faso

À 15 km de Ouagadougou, une ville va littéralement sortir de terre. Mais elle a déjà beaucoup à nous apprendre : baptisée Yennenga, elle promet d’être un modèle d’écologie et de faire honneur à la culture locale.

 

Intelligente et respectueuse. Voilà les deux mots d’ordre que se sont donné les cinq cabinets d’architectes chargés de sa création. Intelligente, car la ville prévoit de déjouer habilement les contraintes climatiques de la région. Au nord, la disposition particulière des bâtiments permettra de briser les vents secs et poussiéreux, tandis que les bâtiments de la partie sud laisseront s’engouffrer les vents humides et doux des moussons. Respectueuse, puisque Yennenga, réalisée au moyen d’une architecture passive et de matériaux faiblement émissifs, devrait être autonome d’un point de vue énergétique. Des filets à rosée seront par exemple installés pour capter l’eau, une ressource rare et précieuse dans cette région.

 

Sim City sur 700 hectares. Ce projet pharaonique rassemble autour du cabinet d’architectes burkinabais Arcade, les cabinets français Beckmann N’Thépé Architectes,Coldefy & AssociéHardel + le Bihan et Architecture-Studio. Aussi nombreux soient-ils, nos architectes ont du pain sur la planche : ils doivent créer de A à Z un centre-ville fonctionnel comportant des hôpitaux, des bâtiments administratifs et commerciaux (hôtels, bureaux, etc.) où viendront se greffer les parcelles d’habitations. Yennenga s’étalera ainsi sur 700 hectares et pourra accueillir 80 000 personnes. Si la date des travaux n’a pas encore été fixée, les pelleteuses sont déjà en train d’effectuer les terrassements du site.

 

 

Bon dieu. Le choix du nom n’est pas un hasard : Yennenga est une princesse mythique et mère fondatrice d’un des principaux peuples du Burkina Faso. Le plan de masse du cœur de la ville représentera l’œil de la princesse. Celle-ci est également réputée pour être une cavalière émérite : la nouvelle ville abritera donc un haras en hommage à sa sainte patronne. Car si la révolution verte doit être mondiale, elle ne saurait gommer les différentes cultures. La smart city de demain doit donc être transposable pour une diffusion massive, mais également refléter les particularismes locaux. En cela, Yennenga est à ce jour le meilleur exemple à suivre.

 

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