Un diplômé en informatique s’est lancé avec succès dans la culture des ananas

Avoir un diplôme en technologie de l’information n’a pas empêché Monsieur Felix Mujyanama de tenter sa chance dans l’agriculture.

En découvrant que sa propriété était suffisante et fertile pour cultiver des ananas, le résident de Gatenga âgé de 26 ans, n’a pas hésité à s’aventurer dans le secteur qui emploie la plupart des Rwandais.

Monsieur Mujyanama, titulaire d’une licence en informatique du « Centre Régional Polytechnique Intégré » (CIPR) de Kigali, équilibre actuellement ses engagements informatiques avec la culture d’ananas qui, selon lui, s’avère rentable.

Avec un capital d’environ 80 000 Rwf, il s’est lancé dans la culture de l’ananas en juillet 2016 à Masaka, à la périphérie de la ville de Kigali.

Aujourd’hui, son investissement de 80 000 Rwf lui rapporte 2 millions (2.000€) par mois.

Il dirige une entreprise connue sous le nom de « M & K Company Ltd. »

Son projet lui a permis d’acheter un terrain de quatre hectares dans le district de Nyanza où il espère développer son activité et construire une maison.

Comment il a commencé

Avant de commencer l’agriculture, il a suivi un cours sur la culture de l’ananas à l’Institut de recherche agricole du Rwanda.

« Tout comme j’avais la passion de cultiver des ananas, j’avais aussi besoin de compétences acquises lors de plusieurs sessions de formation au Rwanda Agricultural Research Institute », a-t-il déclaré à Business Times.

Actuellement, il plante des ananas sur quatre hectares et récolte plus de 350 ananas par mois. Il utilise une couronne de fruits d’ananas assez mûrs, afin de produire des «bébés ananas».

Sa meilleure saison de récolte se situe entre mai et août alors que la période de croissance se situe normalement entre janvier et mars.

Outre la vente de fruits, il s’est également lancé dans l’ajout de valeur en produisant le jus de fruits qu’il fournit actuellement à deux points de vente.

Marketing de l’ananas.

Lorsque les ananas sont prêts à être récoltés, Monsieur Mujyanama et ses employés se lancent à la recherche d’un marché. Ils approchent des vendeurs de fruits locaux à travers la ville ainsi que des restaurants et des bars locaux pour vendre du jus. Ils travaillent également avec les magasins des environs pour vendre les fruits et le jus.

« Nous commercialisons également nos ananas sur des plateformes de médias sociaux comme Facebook. Nous avons également assisté à des événements tels que des expositions pour élargir notre réseau », dit-il.

Bien que son succès dans l’aventure puisse faire croire que la culture de l’ananas est un commerce facile, la tâche a été ardue, dit-il.

Parmi les difficultés qui affectent son entreprise dit-il, il y a les conditions climatiques changeantes qui sont souvent imprévisibles et pourraient conduire à des pertes.

Il ajoute que lui et d’autres dans le commerce sont toujours en deçà des dernières compétences et pratiques, en particulier dans des aspects tels que l’ajout d’intrants (engrais et pesticides).

« Parfois, nous manquons de compétences sur la façon dont nous pouvons améliorer certains aspects de la culture de l’ananas et de la valeur ajoutée. Par exemple, nous avons besoin de plus de formation sur les engrais à appliquer et sur la façon de mieux protéger les plantes contre les ravageurs et les maladies », explique Monsieur Mujyanama.

Comme la plupart des entrepreneurs et des jeunes gens d’affaires, il cite un capital insuffisant pour l’expansion qui lui permettrait d’ajouter plus de valeur à ses fruits et de lui rapporter plus de profits.

«Parfois, vous voulez acheter certaines machines telles que des équipements pour sécher les ananas, ce qui est très important car cela permet de les garder longtemps sans qu’ils se gâtent, mais vous n’avez pas d’argent pour faire ces achats», dit-il.

Plans futurs

Dans les prochains jours, dit-il, il envisage d’obtenir du crédit pour accroître sa capacité de production et améliorer la qualité de sa production.

« J’espère obtenir un prêt de la Banque afin de dynamiser mon activité. Je prévois également d’inscrire mon entreprise à un concours régional dans les prochains jours », ajoute Monsieur Mujyanama.

Le prêt ira à l’achat de deux machines, celle qui produit des jus de fruits et qui coûte environ 2,7 millions Rwf, et un autre qui fait des ananas secs, dont le prix est d’environ 6 millions Rwf.

Au-delà de la fourniture de services informatiques aux clients et de la culture de fruits, Monsieur Mujyanama souhaite se lancer dans le secteur de l’éducation.

Monsieur Mujyanama appelle les autres jeunes à envisager de se joindre au métier, car cela nécessite peu de capital pour commencer. Il explique que les agriculteurs sont presque assurés d’un marché déjà prêt, car la plupart des gens sont conscients des avantages de la consommation de fruits.

Panoractu



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