3 manières de réussir son échec

Plusieurs d’entre vous m’ont envoyé une vidéo qui vous a fait beaucoup réagir cette semaine. On y voyait l’acteur Will Smith prôner certains avantages d’échouer. Oui… d’échouer.
 
Plus précisément, il mettait en relief trois points bien précis. «Fail early, Fait often, Fail forward.»
 
Je ne sais pas vous, mais je peine à écouter les vidéos inspirantes tant nous en somme inondés. Le business de l’inspiration, du «croire en soi» et de tout ce qui tourne autour me lève le cœur. Vous n’avez qu’à consulter vos différentes pages de réseaux sociaux pour vous apercevoir que les «motivateurs» envahissent tout doucement nos vies.
 
Afin de m’inspirer ou d’aller chercher une dose de motivation, j’aime pour ma part lire ou écouter les anecdotes de personnes qui ont fait autre chose que de participer à un bootcamp de Tony Robbins, et qui, en l’instant d’une fin de semaine, deviennent des coachs de vie.
 
Le monde des affaires est sans pitié. Des millions d’appelés, très peu d’élus. Un peu comme dans la jungle, ce n’est pas nécessairement le plus fort, le plus rapide ou le plus grand qui survit, c’est celui qui s’adapte le mieux.
 
Voici ce que j’ai retenu de cette leçon sur l’échec de Will Smith:
 
Fail early
 
Effectivement, si vous avez à subir un échec, mieux vaut le subir rapidement. Moins longtemps on est en affaires, moins dure sera la chute. Je prends souvent l’exemple de mon aventure dans la restauration. Dieu merci que cet échec fut express. Avoir continué à «survivre» pendant plus longtemps n’aurait qu’aggravé la situation. Plus de dettes, plus de stress, plus de problèmes n’auraient en rien facilité mon après vie de restaurateur. 
 
Fail often
 
On pense souvent qu’un échec est la fin pour un entrepreneur, que l’échec est insurmontable. À mes yeux, il est important de réaliser qu’il y a différents degrés d’échec. Il ne faut pas uniquement penser au revers comme résultat final du fait d’entreprendre, mais aussi une résultante dans tout ce qu’on entreprend au quotidien.
 
On peut échouer lors d’une réunion, une campagne publicitaire ou l’obtention d’un contrat. Le fait de ne pas avoir été accepté par la SAQ à mes débuts était certes un échec, mais n’a pas fait en sorte que l’aventure de mon entreprise soit un échec. Au contraire, ça m’a donné une raison de plus pour vouloir réussir. Tout entrepreneur vivra des centaines d’échecs au fil de sa carrière. L’important est que cet échec ne soit pas l’échec de l’aventure entrepreneuriale, mais plutôt un échec de passage.
 
Fail forward
 
Ce point est selon moi le plus crucial. Apprendre de ses échecs est certainement le plus grand avantage d’échouer. Quoi de mieux qu’une bonne dose d’humilité, de remise en question et de stress afin de repartir plus fort. Faire face à l’échec et surtout en tirer des leçons nous permet de devenir de meilleurs entrepreneurs.
 
En savoir sur http://www.lesaffaires.com/blogues/nicolas-duvernois/3-manieres-de-reuss...

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