Management africain : place aux jeunes !

Le continent ne manque plus de compétences. Mais un jeune diplômé ne devient pas cadre dirigeant en un jour. Pour développer le potentiel de leurs meilleurs éléments, les entreprises les confrontent très tôt à la réalité des plus hautes responsabilités. Le groupe bancaire panafricain porte une grande attention à ses jeunes recrues. Sa directrice du personnel nous livre sa stratégie pour les attirer, les faire évoluer… et les retenir.
Face à la concurrence, les entreprises africaines ne manquent désormais plus de compétences. De plus en plus de jeunes cadres de haut niveau, sortis frais émoulus des plus grandes écoles, à l’étranger ou sur le continent, intègrent leurs rangs. Toutefois, pour qu’elles en tirent pleinement profit et puissent atteindre le top 500 mondial, ces diplômés doivent se muer en leaders capables d’incarner et d’insuffler une vision stratégique, d’entraîner avec eux des équipes. Cela ne s’improvise pas mais se cultive.

La culture africaine privilégiera une personne loyale plutôt qu’une personne compétente

Alors que des groupes occidentaux comme Coca-Cola ou Orange l’ont inclus dans leur politique de management, mettant parallèlement l’accent sur l’africanisation de leurs conseils d’administration, de plus en plus de compagnies du continent, à l’image de l’opérateur de télécoms MTN, des banques BMCE Capital et Ecobank ou encore du conglomérat Dangote, favorisent l’émergence de talents appelés un jour à occuper les plus hautes fonctions.
Management en accord avec la culture
C’est un changement de culture qui s’opère doucement. Dans un secteur privé où les entreprises familiales demeurent nombreuses, l’ascendant du fondateur sur son management interne reste souvent fort, comme celui de Serigne Mboup sur le conglomérat sénégalais Comptoir commercial Bara Mboup (CCBM) ou de Jean Kacou Diagou, fondateur de l’assureur NSIA.

Mais, parmi ces patrons omnipotents, beaucoup devront préparer leur succession dans les prochaines années. Actuellement, explique le sénégalais Alioune Gueye, président-fondateur du cabinet de management Groupe Afrique Challenge, établi à Casablanca, « le bouche-à-oreille, la cooptation, restent encore les moyens privilégiés pour accéder aux plus hautes fonctions. La culture africaine privilégiera une personne loyale plutôt qu’une personne compétente, perçue comme potentiellement plus dangereuse. »
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